Sword & bones: On sort la cuirasse (Nintendo Switch)

Je me suis encore acheté quelques jeux pour ma Nintendo Switch, voici le premiers qui est Sword & bones.

Voici la liste des commande du jeu.

« La simplicité est l’une des voies vers l’excellence ». Certes, l’épitaphe serait pompeuse mais pour le NBK, la justesse de celle-ci est difficile à remettre en cause. C’est ainsi que le spectre de Sword & bones s’est imposé comme une évidence. Des graphismes transpirant le retrogaming au gameplay accessible tout en exigeant une certaine dextérité, la recette promet d’être particulièrement savoureuse.

Seul hic, coutumier, la silhouette difforme de la comparaison. Ainsi, les noms de Castlevania et de Ghouls’n Ghosts ont été brandis bien trop souvent avec maladresse. Hélas, il s’agit d’un leitmotiv bien connu du milieu afin de justifier l’existence d’un produit culturel neuf se réclamant de la lignée des anciens.

Une règle pernicieuse et factice ayant bien plus tendance à muter en cliché désobligeant. Ce qui est, vous en conviendrez, absolument désagréable pour une grande partie des consommateurs de l’industrie vidéoludique. Un concept qui va dénaturer cette œuvre, affublée d’un « -like » humiliant sa propre distinction, désormais reléguée au rang d’ersatz.

Par bonheur, Sword & bones a le bon goût de tordre le cou de ce discours fallacieux, réducteur et bien trop ancré dans l’univers de la pop culture.

Accrochez-vous à vos calèches,le sujet du jour pourrait bien constituer une belle surprise!

Et je me dis, quelle merveilleuse épée:

Le pitch de Sword & bones est plutôt convenu, une usurpation de trône, le chaos qui règne et un chevalier lambda est envoyé mettre un terme à tout ce boxon. Vous l’aurez compris, le scénario est réduit à son strict minimum à l’instar de la mise en scène qui ne tient que sur des images fixes de qualité variable et sur quelques phrases prononcées par les gardiens de niveau. Ces échanges sont malheureusement plutôt fades et envahis par plusieurs coquilles.

Cependant, que ce constat un poil alarmiste ne vous fasse pas fuir! Pour un jeu de la trempe de Sword & bones, le gameplay, la structure des pièges et l’ambiance sont les maîtres mots.

Et de ce point de vue, il y a réellement beaucoup de choses à dire et n’y allons pas par 4 chemins: le bilan est globalement très positif.

Comme nous le mentionnons plus haut, le soft n’est ni une copie de Castlevania ni un clone de Ghouls’n Ghosts. Toutefois, des similitudes existent sans pour autant dénaturer l’essence du jeu. Les mondes sont composés de 9 tableaux qu’il faudra traverser avant de croiser le fer avec un boss plus ou moins costaud. Répondant au nombre de 5 (+1 supplémentaire mais j’y reviendrai), lesdits mondes de Sword & bones proposent des biomes variés. S’inspirant des consoles 16 Bit, les graphismes disposent de colorimétries hétérogènes et d’atmosphères singulières.

Des os pour être sauvages:

Point de reproches de ce côté, si nous pouvons déplorer des sprites plutôt petits, la qualité visuelle du bestiaire (et de son moveset) ajoute une réelle plus-value à l’aventure. A chaque stage ses contraintes et son opposition! Nous ne pouvons que nous incliner devant tant de justesse. De plus, en faisant appel aux codes intégrés par le joueur depuis des années, Sword & bones propose une épopée suffisamment difficile pour ne pas s’ennuyer mais à aucun moment abusive, et ce afin de ne pas frustrer.

Globalement, pour un jeu old-school, la production s’avère tout à fait faisable pour n’importe quel type de gamer prompt à retenir les quelques endroits plus complexes que les autres. Car tout peut aller très vite! Le recovery est bien calibré et au début, vous ne bénéficiez que d’un nombre limité de points de vie.

Bien sûr, vous vous en doutez, un marchand vous permettra d’en acquérir plus, tout comme il étalera une gamme d’équipements salvateurs, en plus de la possibilité de monter votre magie.

Et c’est là tout l’intérêt de Sword & bones, si la palette de mouvements semble très restreinte aux aurores du run, elle s’étoffe inexorablement par le biais d’attaques spéciales (et limitées par votre stock de mana) ou encore ce sacro-saint double saut qui vous sauvera bien souvent les miches! D’autres options existent mais je vous laisse le plaisir de la découverte sachant que certaines choses seront indispensables pour vraiment finir le jeu.

Nous sommes les épées, nous sommes les enfants:

Comble de la malice, la première fin de Sword & bones n’est qu’un leurre puisque certaines conditions vous permettront d’arriver à un niveau bonus vous octroyant le droit de déclencher la véritable conclusion. Un tour de force qui permet de doubler la durée de vie, réduite de 2 heures environ pour l’accomplissement initial, au double si vous souhaitez aller jusqu’au bout. Si cela peut paraître un peu court et un peu classique dans le déroulement, tout cela est parfaitement maîtrisé pour que l’amusement génère un dogme.

Traquenards cruels (attention au one shot!), lanceurs de projectiles…toutes les cases sont cochées afin de ne pas perdre les chevaliers en herbe. Notre héros est par ailleurs un peu raide et s’il est impossible de casser une animation déjà commencée, c’est parce qu’il faut prendre en compte l’aggro et les déplacements des vilains. Le choix est donc assumé et le constat est également remarquable face aux boss.

Néanmoins, on peut regretter que certains d’entre eux soient vaincus en moins de 5 secondes lorsque nous retournons une nouvelle fois à leur rencontre (et ce de façon illimitée une fois ceux-ci battus) après avoir bien avancé dans le titre et obtenu des offensives ultimes.

Comme je l’évoquai, la magie, dont le sort est à définir en début de niveau, peut se montrer parfois meurtrière (ou protectrice) et, en usant de parcimonie, celle-ci vous permettra de vous sortir souvent de l’embarras. C’est tout le paradoxe de Sword & bones car, en toute logique, plus vous vous renforcez, plus le jeu devient accessible. Malgré tout, ce ne sera pas gratuit et il faudra farmer un peu pour tout débloquer!

Bones Bunny:

L’ergonomie est donc également une base essentielle de la réussite du titre et, mis à part un petit temps d’adaptation face au mapping des touches, c’est du tout bon! Il est en effet malhonnête de critiquer la maniabilité et l’inertie tant celles-ci procurent des sensations tout à fait justes. En bon plateformer, Sword & bones impose des mécanismes précis qui l’amènent vers un aspect light du Die’N’Retry.

Surtout, le jeu vous dirige implacablement vers des choix, utiliser ses PM pour se soigner ou pour tout détruire ? Trouver de suite les salles cachées afin de dérober les indispensables artefacts des stages ou gagner en santé ? A vous de le définir en planifiant vos achats.

A vous de voir également s’il n’est pas plus rentable de détruire l’ennemi plutôt que de l’éviter afin de récupérer quelques pièces, sachant que tout risque comporte un prix!

Il en va de même pour les potions de soin ou de magie, celles-ci sont rares et, en général, les récupérer représente un danger. Idem pour les items à découvrir! Votre questionnement vous enverra osciller entre l’envie de finir le tableau au plus vite ou votre attirance pour la fouille. Dès lors, il vous faudra mettre vos capacités stratégiques en avant. Choisirez-vous de revenir plus tard ou de tout donner sur l’instant présent ? Point de crainte puisque Sword & bones est suffisamment clair sur la complétion totale (ou non) d’un monde via une map aussi sobre que lisible.

Un confort à ne jamais négliger.

Bones à tout faire:

Même si cela n’est en aucun cas un segment de nos habitudes, la guerre des machines étant pour nous l’apanage de James Cameron, je ne saurai que trop vous conseiller la version Nintendo Switch. En effet, la petite de la firme Nintendo est totalement adaptée à l’expérience proposée grâce à ses fonctionnalités de salon et de portable. Sword & bones étant rempli de tableaux très courts (mais véritablement intenses), il peut se parcourir par petites sessions ou d’une traite.

Un équilibre durement travaillé qui rend les rixes tout à fait digestes et les obstacles efficaces. Le triomphe est tel que le joueur trouvera les choses bien naturelles, le travail de titan visant à masquer les ficelles étant bien exécuté.

Bien sûr, quelques séquences paraissent un poil moins réussies mais il s’agit d’un cas extrêmement rare, d’autant plus que la dernière ligne droite, épique, nous procure une sensation extraordinaire.

Enfin, comment ne pas évoquer l’OST « à l’ancienne ». Si la partition est quelque peu répétitive, il est indéniable que les morceaux apportent beaucoup aux diverses atmosphères tout en se distinguant de ses modèles. Forcément, la dernière piste « Castlevania-esque » viendra contredire nos propos, en outre, la musique de Sword & bones est à l’image de tous les autres aspects de l’oeuvre. Oui, cela s’inspire des souvenirs d’antan. Ce qui n’empêche pas d’exister pour ce qu’il est, sans sombrer dans la duplication gluante.

Et c’est là que se situe le précieux.

Voici ma vidéo de gameplay du début du jeu.

Sword & bones #01: Gameplay découverte.

Conclusion:

Sword & bones est un petit plate-former à la Castlevania sacrément plaisant. Ses graphismes 16 bits et sa musique rétro participent à donner au jeu un hommage vibrant aux hits d’antan. Si l’influence du grand Castlevania est très visible, le titre réussit tout de même à se démarquer un tant soit peu de son modèle. Un héros anonyme parcourant des terres lugubres dans le but de libérer le royaume d’un affreux roi des démons. Oui bon le jeu est assez similaire à son modèle, mais tant pis, car nous prenons plaisir à parcourir ses niveaux et pourfendre les monstres qui les habitent. Même si sa durée de vie semble courte pour un premier run, il sera tout de même possible de débloquer une seconde fin. Cela permettra d’agrandir la durée de vie du titre, allant donc de 2 heures à 4 heures de jeu pour tout débloquer. Ce qui en soit donne une bonne durée. De plus, la nécessité de devoir acheter ses sorts, ainsi que ces améliorations et capacité concours à rendre la visite de ces terres maudites plus ardues.

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