Un instrument de torture qui rajeunit la peau

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On dit qu’il faut souffrir pour être belle, mais certaines machines ressemblent parfois plus à des instruments torture qu’à un soin supposé faire des merveilles sur votre peau… C’est le cas du Dermaroller.

On pourrait le confondre avec une râpe à fromage ou une brosse à cheveux aux dents pointues mais il s’agit bien d’un outil destiné à notre délicate peau. Son rouleau comporte des petites aiguilles oui, des aiguilles destinées à transpercer notre épiderme. Quand on vous parlait de torture…

Perforation
Cette invention nous vient d’un chirurgien esthétique allemand, le Dr Schwartz, et se base sur la stimulation moyenne et profonde du derme. Contrairement à ce que l’on pourrait croire en le voyant, le dermaroller ne détruit pas l’épiderme mais stimule la peau afin qu’elle se régénère (c’est sûr qu’après s’être enfoncé des aiguilles volontairement dans la peau, il est normal que celle-ci cicatrise… Vous avez dit maso?).

Souvent, les peaux matures ont une apparence terne et grisâtre due au ralentissement cellulaire: la kératine perd sa transparence et forme une couche mate. Le Dermaroller fonctionne d’après un mécanisme facile à comprendre: les aiguilles font des trous microscopiques dans la peau, elles la blessent en somme, ce qui force la peau à produire du nouveau collagène et provoque le renouvellement des cellules.

Bref, une fois l’attaque proférée, l’état de votre peau devrait s’améliorer (et on vous le souhaite), effaçant cicatrices, vergetures, rides et autres marques du temps. Il serait également efficace contre la cellulite et même contre la calvitie.

Aïe, ça pique!
En pratique, ça pique, ce n’est pas forcément agréable et ça saigne. Pendant quelques jours (officiellement 24 heures), la peau est rouge, comme lors d’un beau coup de soleil. Ensuite la peau devient rugueuse et ce n’est qu’après une semaine qu’elle apparaît plus douce, mieux vaut donc éviter de tester cette technique la veille d’un événement important et on évite aussi de s’attaquer aux deux fesses en même temps en cas de vergetures.

Il semble en tout cas que cette machine de torture soit parfaite pour les peaux fatiguées, en particulier celles des joues qui ont tendance à se relâcher. Bien entendu, il faut compter au moins trois séances pour observer de vrais résultats, chaque session étant espacée de six semaines.

De nombreux spécialistes mettent en garde contre cette technique, insistant sur le fait qu’elle doit être pratiquée par des mains expertes et que les risques d’infection sont possibles: nous vous conseillons donc de faire appel à un dermatologue plutôt que de tenter l’expérience seule. Au final, les femmes qui l’ont testé se disent conquises. Leur peau serait plus ferme, plus lisse et leur teint plus frais.

2 réflexions au sujet de « Un instrument de torture qui rajeunit la peau »

  1. Ca me fait penser à un reportage que j’ai vu récemment sur la mésothérapie.
    Cela avait l’air sympa au début, des micropiqûres même pas douloureuses qui distillaient des produits pour casser les cellules graisseuses.
    Après, ça se gâtait car on voyait des femmes sur qui cela avait provoqué des abcès, des trous énormes.
    C’était abject !

  2. Je me suis dit aussi que ça doit pas avoir un effet bénéfique ou positif pour tous le monde, vu que tous le monde n’a pas la même peau (certain l’on plus fragile et d’autre moins) et donc ca ne peut pas être aussi fiable qu’ils le prétendent.

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