Facebook fait breveter l’affichage des « actualités »

Facebook a annoncé vendredi qu’il avait déposé un brevet sur la façon dont ses utilisateurs peuvent afficher leurs « actualités » sur son site, suscitant des inquiétudes chez les amateurs de réseaux concurrents comme Twitter.

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Le lancement de News Feed en 2006 a été un moment pivot dans l’histoire de Facebook et a changé la façon dont des millions de gens ont pu consommer et découvrir des informations sur le site, a expliqué Facebook vendredi dans un courriel à l’AFP. Nous sommes heureux que le brevet nous ait été accordé, a ajouté le porte-parole du site, sans vouloir toutefois expliquer plus en détail la portée de cette évolution.

Le brevet, déposé au Bureau des brevets américains, décrit le système de Facebook comme « une méthode pour afficher des actualités dans un environnement de réseau social », y compris des commentaires et des liens internet que les utilisateurs veulent partager avec leurs « amis ».

Défini aussi largement, ce concept touche au coeur du fonctionnement du site de miniblogs Twitter, qui publie quelque 50 millions de messages de 140 caractères maximum par jour (selon une évaluation interne). C’est stupide!!! s’emportait vendredi une utilisatrice de Twitter, A_Kim83. Va te faire voir, Facebook, si tu commences à faire le fier à bras contre d’autres sites! Pour l’analyste indépendant Rob Enderle, ce brevet va au-delà d’une querelle contre Twitter. Il ne s’agit pas seulement de Facebook qui s’en prend à Twitter. Il s’en prend à MySpace (groupe News Corp.) ou tout autre réseau social. On pourrait même dire que c’est une manoeuvre défensive contre Google.

Google a lancé au début du mois la fonction Buzz, permettant d’afficher des « actualités » dans la messagerie Gmail. « Buzz est certes un désastre, mais cela a réussi à faire une peur bleue à (Facebook) parce que ça montre que Google entre sur leur terrain », a ajouté M. Enderle, évoquant le mauvais accueil réservé à cette nouvelle fonction de Gmail.

Brevet en main, Facebook peut interdire à d’autres d’utiliser sa technologie ou leur accorder une licence, ce qui dénote de sa part un grand désir d’avoir la propriété de ses clients.

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