Un jour, un jeu #002: Les Voyageurs du Temps (1989)

Pour ce deuxième numéro d’Un jour, un jeu, j’ai décidé de vous parler d’un des jeux qui m’a fait acheter un Amiga 500 à l’époque et qui fut un de premier que j’ai voulu avoir su cette machine… Les voyageurs du Temps.

En 1989, une onde de choc a traversé le paysage informatique Français pour le changer durablement dans les esprits (et surtout dans celui de votre serviteur). Cette onde était nommée Les voyageurs du Temps, une véritable bombe vidéo-ludique qui n’a pas à rougir, trente ans après, de la comparaison avec certaines productions que je ne citerai pas (par clémence). Un jeu d’aventure somptueux, intelligent… pour lequel les éloges ne tarissent toujours pas, pour ceux qui l’ont pratiqué.

« Un piège diabolique pour un enjeu colossal ! Une machination hors du temps qui dépasse les frontières de l’imagination… Une lutte à mort entre deux races d’un univers différent. La menace est là, tapie dans l’ombre attendant son heure depuis des millions d’années. Que pouvez-vous faire, vous, laveur de carreaux de cette fin du vingtième siècle ? Vous qui, par le hasard d’une porte entre-ouverte, avez découvert le piège effroyable qui se referme inexorablement sur l’humanité ?« 

Ce petit texte était extrait de la page web de Delphine Software International. En résumé, prenez un trait de Terminator, un soupçon de Retour vers le Futur, une pincée de V et en mélangeant très fort (au shaker, pas à la cuillère comme pour la Vodka Martini de James c’est mieux) vous obtiendrez un scénar plutôt bien conçu, loin des nanars actuels…

Nous sommes en 1989 sur la façade d’un building, et rien ne nous destine à devenir le héros d’un périple temporel et intersidéral (rien que ça). Nous, tout ce que l’on fait c’est nettoyer ses carreaux en pestant contre cet andouille d’architecte qui à fait mettre des vitres sans teint: à cause de ce bachi-bouzouk on peut même pas mater les secrétaires (c‘est frustrant quand même). Mais c’était sans compter sur un patron qui passe son temps à vous harceler (vous voyez le petit chef qui n’a rien d’autre à faire de la journée que vous rallonger la vôtre) et sans penser que d’ignobles créatures de « l’outerspace » auraient la possibilité de voyager dans le temps pour envahir la Terre…

Mais pourquoi, me direz-vous, ces êtres supérieurs (n’allons pas les vexer) viennent-ils dans le passé ?

La réponse est simple: pour éviter l’invasion en l’an 4315 AD, les humains ont construit un bouclier de défense autour de la Terre, sur lequel ces soi-disants êtres supérieurs viennent se vautrer aussi connement qu’une otarie bourrée à la bière, et pour éviter de transformer le peuple Crughon en “Crash Test Dummies” ils ont regardé Terminator en boucle et ont trouvé la solution: voyager dans le temps pour poser des charges explosives là où seront installés les générateurs dans le futur…

Et de fil en aiguille vous allez vous trouver embarqué dans une quête pour sauver l’Humanité (rien que ça) en voyageant dans le temps (vous voyez le rapport avec le titre maintenant ?)

L’épreuve du temps:

Bon, assez parlé du scénario: il faut vous en laisser un peu quand même… Le principe de jeu est d’une simplicité évangélique: un clic gauche pour se déplacer et un clic droit pour sortir le menu contextuel (examiner, déplacer, utiliser…) En bref, ce ne sont pas les commandes qui vous bloqueront dans ce jeu, mais plutôt le sadisme des concepteurs (une fois de plus) qui vous ont concocté des énigmes pas des plus simples et l’impossibilité de revenir en arrière (si vous avez oublié un objet, bah lancez votre dernière sauvegarde…) De surcroît, si vous mourez, même punition (sur ordinateur, à l’époque, vous connaissiez le syndrome du disk-jockey ?)

Pour ce qui est des graphismes, même 12 ans après je les trouve toujours bluffants (mais pas autant qu’à l’époque). C’est très fin, même un peu trop parfois (le fameux drapeau rouge dans les toilettes…). Bravo à Éric Chahi (Another World).

La musique est signée Jean Baudlot (Bio Challenge, Croisière pour un Cadavre, Flashback) et une fois de plus c’est tout à fait dans le ton du jeu, rien de plus à dire.

La difficulté du jeu est assez élevée mais pas insurmontable (mais je réitère: pensez à sauvegarder souvent !!!) en bref du pur bonheur en 3 images de disk.

Pour conclure:

Les jeux d’aventures m’ont rarement passionné comme celui-ci (à part peut être le Manoir de Mortevielle que j’espère avoir le temps de traiter bientôt) et comble du bonheur il est intégralement en Français dans le texte (ce qui importait beaucoup pour le gosse de 12 ans de l’époque).

Tout ce que je peux vous dire de plus c’est de l’essayer… Bon voyage !

Voici maintenant la vidéo Longplay du jeu que j’ai enregistrée hier alors que j’étais pas vraiment au top, afin de vous le faire découvrir intégralement du début à la fin.

PS: vous trouverez aussi en bonus toutes les séquences de mort de votre personnage dans le jeu à la fin de la vidéo, juste après le générique de fin.

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