Une webcam pour découvrir le monde d’Anne, 32 ans, polyhandicapée

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Les images ne seront accessibles que par le site web familial dédié à Anne, surnommée Doudou www.doudouworld.com « ces images seront dans un contexte, avec des témoignages, des textes universitaires », souligne le père d’Anne.

Les parents d’une jeune femme polyhandicapée de naissance, qui ne peut ni marcher ni parler, ont annoncé qu’ils allaient installer une webcam au pied du lit où leur fille passe le plus clair de son temps, pour faire découvrir ce handicap « trop souvent caché ».

« On ne donne pas notre fille en pâture, notre but est de la valoriser, de lui rendre sa dignité », a expliqué jeudi à l’AFP son père, Didier Lamic, qui habite avec sa famille à Tallard (Hautes-Alpes), près de Gap.

Notre but est de la valoriser, de lui rendre sa dignité « C’est une démarche d’amour, qui servira la cause du handicap, en changeant le regard des gens, en montrant que notre fille n’est pas un légume: elle a un langage à elle, des expressions », souligne cet ancien directeur adjoint de centre de convalescence, à la retraite depuis deux ans.

« Les paraplégiques, les autistes, les aveugles ont un statut social bien défini. Mais nous voulions attirer l’attention sur les enfants comme Anne, trop souvent cachés car ils sortent difficilement de chez eux, et les gens sont gênés de regarder », explique-t-il.

Pas de voyeurisme La webcam, qui doit être installée dès sa réception, d’ici une quinzaine de jours, sera pointée 24 heures sur 24 sur le lit où Anne vit, mais sa toilette et les soins, prodigués hors champ, ne seront pas visibles.

Les images ne seront accessibles que par le site web familial dédié à Anne, surnommée Doudou www.doudouworld.com « ces images seront dans un contexte, avec des témoignages, des textes universitaires », souligne le père d’Anne.

« Je ne pense pas que cela puisse être détourné comme du voyeurisme: Anne bouge peu, ses mouvements sont lents, elle dort beaucoup: cela n’a pas beaucoup d’intérêt pour les gens qui cherchent du sensationnel », estime M. Lamic.

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