Le convoyeur de fonds français, devenu célèbre pour avoir dérobé sans violence des millions d’euros avant de se livrer à la police à Monaco, a avoué le vol devant les enquêteurs mardi, sans toutefois révéler l’endroit où il a caché le butin de 2,5 millions d’euros.
Soupçonné d’avoir volé 11,6 millions d’euros à Lyon (centre-est de la France) lors d’un transfert de fonds, Toni Musulin s’est rendu lundi à la police monégasque, qui l’a remis rapidement – et avec son accord – aux mains de la police judiciaire française.
« Il reconnaît les faits, mais ne les explique pas », a déclaré à l’AFP le vice-procureur de Lyon, Jean-François Varaldi.
« C’est un vol simple. Il encourt trois ans de prison maximum », a commenté une source judiciaire française, se disant sceptique quant à la volonté de coopérer de Musulin et évoquant l’hypothèse d’une reddition « planifiée ».
« Il aurait très bien pu rester tranquillement en Italie », où il se trouvait ces derniers jours avant de se rendre à Monaco, a précisé cette source à l’AFP.
Mais Musulin aurait décidé de « payer son dû judiciaire, afin de ne pas avoir à vivre traqué ensuite », avec l’idée de récupérer l’argent plus tard, a avancé ce responsable, précisant que cette théorie d’une reddition « planifiée » n’était pour l’heure « qu’une hypothèse ».
La garde à vue du suspect, interrogé par la police judiciaire à Lyon, a été prolongée mardi et il devrait être présenté au parquet mercredi, avant d’être déféré devant un juge pour son inculpation.