Tony Musulin aurait caché son butin en Serbie

Des 11,6 millions d’euros dérobés par Tony Musulin, 2,6 manquent toujours à l’appel. La police soupçonne le convoyeur d’avoir planqué son butin en Serbie, selon Le Point.

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Alors que 9 millions d’euros avaient rapidement été retrouvés dans un box loué par Musulin sous une fausse identité, il semblerait qu’avant de se rendre à la police monégasque, le convoyeur ait fait un crochet par la Serbie afin d’y cacher son butin. La police vérifie cette piste. Car si l’homme a avoué les faits, il n’explique toujours pas son geste et se réfugie dans le mutisme.

La police soupçonne également que la reddition du convoyeur soit un geste calculé. « En faisant croire qu’il a agi sans complice, il risque trois ans au maximum, contre quinze pour un vol en bande organisée ». Une fois sorti de prison, il pourrait alors récupérer le reste du butin planqué en Serbie et couler des jours tranquilles.

D’autres faits restent encore à éclaircir. Comme une Ferrari F340 payée cash par Musulin ou une somme de 150.000 euros investie dans une société immobilière. Des opérations financières réalisées avec un salaire mensuel de 1.700 euros. De quoi encore occuper la PJ lyonnaise pendant quelques jours.

Inculpé et écroué.
Le convoyeur de fonds a été inculpé mercredi pour vol et tentative d’escroquerie, et écroué, a annoncé son avocat. Toni Musulin « a été mis en examen pour un vol, ce qu’il a reconnu, et pour une tentative d’escroquerie, ce qu’il conteste », a déclaré l’avocat, Christophe Cottet-Bretonnier. Musulin encourt pour ces deux chefs d’inculpation trois et cinq ans d’emprisonnement, non cumulables.

Sa détention provisoire ne devrait pas excéder quatre mois et les enquêteurs devront mettre ce temps à profit pour tenter de retrouver les 2,5 millions d’euros manquants.

Le chef d’accusation de « tentative d’escroquerie » se rapporte à la plainte déposée par Toni Musulin pour le vol de sa Ferrari, selon son avocat, lors d’un carjacking le 9 mai dernier en France. Musulin avait demandé à son assurance le remboursement du véhicule, acheté 120.000 euros.

Le convoyeur aux 11 millions d’euros s’est rendu

Toni Musulin, le convoyeur de fonds qui avait volé 11 millions d’euros à Lyon, s’est rendu lundi à la police de Monaco qui a aussitôt décidé de le remettre à la police française.

« Il s’est rendu tout à l’heure à la police. On ne sait pas quelles raisons l’ont poussé à se rendre, il avait l’air assez bizarre », a indiqué une source proche de l’enquête à Monaco, confirmant une information publiée sur le site internet du quotidien Nice-Matin. Toni Musulin, 39 ans, s’était volatilisé le 5 novembre avec le chargement du fourgon qu’il conduisait. Il était depuis lors recherché dans toute l’Europe.

On ne comprend pas ses motivations « Il avait l’air assez bizarre quand il s’est rendu. On ne comprend toujours pas ses motivations. On ne sait même pas s’il a bien compris qu’il se trouvait à Monaco », a rapporté une source proche de l’enquête, sous couvert d’anonymat.

Le gouvernement monégasque a décidé, sans perdre de temps, de le remettre à la police judiciaire de Nice qui devait le réceptionner en milieu d’après-midi au « Jardin exotique », un établissement situé à la frontière de l’Etat de Monaco et de la France. La police française devait ensuite lui notifier son mandat d’arrêt et le transférer à Lyon où il fait l’objet d’une mise en examen. Le directeur de la Sûreté publique monégasque André Mulhberger devait donner un point presse au siège de la Sûreté à 16H30.

Notice bleue à 185 pays Interpol avait adressé, à la demande de la France, une « notice bleue » à ses 185 pays membres les invitant à transmettre des informations sur l’identité et les activités de Toni Musulin. Les enquêteurs français envisageaient, parmi d’autres pistes, « une fuite dans certains pays de l’Est, compte tenu des origines serbo-croates » du convoyeur.

Interpol, dont le siège est à Lyon, ne semble pas avoir émis à son encontre un mandat d’arrêt en bonne et due forme puisque la police monégasque, faute de cet avis, n’a pas été en mesure de l’arrêter, au moins de façon formelle. Il a été conduit au « Jardin Exotique » en homme libre, « sans menottes » et uniquement parce qu’il a « accepté d’être entendu par la police française », indique une source judiciaire monégasque.

Passible de trois ans de prison Toni Musulin, employé depuis dix ans chez Loomis, groupe suédois de transports de fonds, avait disparu le 5 novembre au matin à Lyon au volant de son fourgon blindé alors que ses deux collègues étaient sortis pour une halte dans leur société. Le fourgon avait été retrouvé vide non loin de là.

Deux jours plus tard, le 7 novembre, une partie importante du butin, neuf millions d’euros en coupures diverses et variées -de 5 à 100 euros-, étaient retrouvés par la police dans plusieurs dizaines de sacs et de cartons dans un box situé à proximité du lieu où avait été retrouvé le fourgon vide. Pour vol sans violence, Toni Musulin est passible de trois ans de prison.

Neuf des 11,6 millions du convoyeur retrouvés à Lyon

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Neuf des 11,6 millions d’euros volés dans un fourgon blindé jeudi à Lyon, pour lesquels le convoyeur de fonds Toni Musulin est actuellement recherché dans toute l’Europe, ont été retrouvés à Lyon, a-t-on appris lundi de source judiciaire.

Toni Musulin, qui s’était volatilisé jeudi avec le chargement du fourgon qu’il conduisait, pendant que ses deux collègues faisaient une halte dans leur société, reste traqué dans « toute la zone Schengen » et en Europe de l’Est, selon la même source.

Interpol a diffusé à la demande de la France une « notice bleue » à ses 185 pays membres, les invitant à transmettre des informations sur son identité et ses activités, a-t-on appris de source proche du dossier.

A la recherche d’une trace du convoyeur aux 11,6 millions

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Les enquêteurs privilégiaient lundi l’hypothèse d’une fuite à l’étranger de Toni Musulin, le convoyeur de fonds qui s’est volatilisé jeudi à Lyon avec 11,6 millions d’euros, recherché notamment en Europe de l’Est, a-t-on appris de source judiciaire.

Aucun avis de recherche international n’a pour l’heure été diffusé par Interpol, mais « on peut penser que Toni Musulin a quitté le territoire français, et on travaille avec toute la zone Schengen, entre autres », a indiqué cette source à l’AFP. Les enquêteurs envisagent notamment une fuite « dans certains pays de l’Est, compte tenu des origines serbo-croates » du convoyeur de 39 ans, employé du groupe de transport de fonds Loomis depuis dix ans.

Selon cette même source, « un pas important a été franchi » dans l’enquête, bien que Toni Musulin n’ait pas été retrouvé. La police judiciaire de Lyon organise une conférence de presse ce lundi à 13H00, avec le procureur de la République de Lyon Xavier Richaud.