Le jeu de la mort

Il y a quelques jours dans cet article je vous présentez l’émission Zone extrême qui poussait les candidats à torturer un innocent, et bien sache qu’un docu-fiction sur le sujet sera diffusé ce soir à 20h sur Ladeux (et diffusé le 17 mars sur France2).

Vous ne le savez peut-être pas mais le principe n’est pas nouveau, dans les années 60, le psychologue américain Stanley Milgram démontrait que des êtres humains placés en situation de soumission à l’autorité pouvaient infliger sans broncher des souffrances inacceptables à leurs semblables. Cela marche encore mieux avec la télévision.

« Le jeu de la mort » est un documentaire étonnant. Et inquiétant. c’est un reportage sur les dangers de la télévision, en particulier dans le cadre de la téléréalité.

S’inspirant de la fameuse expérience de Stanley Milgram (reprise dans le film « I comme Icare », de Henri Vernueil, voir l’extrait ci-dessous), et avec l’aide d’une équipe de psychologues et d’assistants, le réalisateur français Christophe Nick a conçu un jeu télévisé particulièrement cruel. Les règles du jeu auquel les participants croient en toute bonne foi participer consiste à infliger, en cas de mauvaise réponse, une décharge électrique croissante à un autre candidat, en réalité un comédien qui ne reçevait évidemment pas les décharges mais mimait la douleur. Dans l’expérience de Milgram, 62% des « cobayes » allaient jusqu’au terme de l’expérience, en infligeant les décharges maximales à leurs « victimes ». Mais cette fois, les résultats dépassent l’entendement: soumis à un animateur directif, les participants sont 80% à se révéler de parfaits tortionnaires…

2 réflexions au sujet de « Le jeu de la mort »

  1. Sans faire référence aux jeux télévisés, j’estime que cette soumission à l’autorité révélée par l’expérience de Stanley Millgram est pleinement en oeuvre dans l’armée.

    Au cours d’ un échange sur un forum, j’en ai eu la confirmation, de l’aveu même d’un haut gradé qui affirmait tranquillement que oui, bien sûr, l’activité première d’un soldat était de tuer, mais que c’était là une « violence légale, en total accord avec les autorités ».

    Cela explique aussi pourquoi, dans l’opinion générale, un soldat qui tue un de ses semblables passe, dans un conflit, du statut de criminel à celui de héros, simplement parce qu’on a admis, une fois pour toutes, qu’une « autorité supérieure », qui décide des conflits,pouvait aussi décider de modifier notre conscience pour mieux nous faire accepter une sordide réalité.

  2. Pour la réalité actuelle, il suffit de voir ce qui se passe comme catastrophe (même sans mettre les guerre et autre conflit dedans) au quatre coins de la planète, et la Terre est entrain de bien nous rappeler qu’on est rien grand chose dans ce monde, et que autorité ou pas, c’est le grand n’importe quoi à coté de ce que la Terre est entrain de se venger pour l’instant, certain se permette de donner des ordres alors qu’enfin de compte ils ne sont rien de plus que des molécules comme n’importe quel être humain, et je pense qu’il serai temps que noter bonne vielle planète bleu fasse le ménage une bonne fois pour toute.

    Quand à l’autorité j’ai déjà eut à faire à ce genre de personne capable de faire n’importe quoi juste parce qu’on lui à dit de le faire et qui est convaincue de faire quelque chose de « bien » et que l’idée viens « d’elle », ou qui est même capable de s’accuser elle même pour montrer sa loyauté.

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